FogonC'était sur une plage de l'Atlantique, alrededor de un fogón (autour d'un feu de camp), tomando mate (buvant du maté). Nous échangions et commentions nos superstitions respectives, en France et en Uruguay. J'appris par exemple que lorsque le ciel s'obscurcit, il faut s'armer d'une paire de ciseaux "para cortar la tormenta" (pour couper l'orage). Et que si on balaye après le coucher du soleil, il ne faut jamais ramasser la poussière. Tous nos amis uruguayens présents connaissaient cette superstition, que leurs mères et grand-mères respectaient encore, mais aucun ne sut me l'expliquer.
(je vous l'accorde, ce n'était pas exactement comme sur l'image. Mais allez donc trouver un fogón sur internet. Diane, ne ris pas aussi fort !)

Je viens d'en découvrir l'explication dans ce livre :

Chasseur_de_fantomes

Le titre peut prêter à sourire mais l'auteur, Edouard Brasey, écrivain et conteur, est un spécialiste du merveilleux et du fantastique et son ouvrage est particulièrement documenté.
Voici ce qu'il écrit sur les fantômes familiers et plus particulièrement les âmes des morts :

"Elles sont associées au moindre détail de la vie quotidienne. Ainsi, dans chaque foyer, on laisse toujours un peu de feu sous la cendre dans la cheminée afin que les défunts, qui ont toujours froid, viennent s'y réchauffer. La flamme est entretenue dans l'âtre par une bûche appelée kef ann Anaon, la bûche des défunts. On laisse aussi à leur intention un seau rempli d'eau afin qu'ils puissent y laver leur âme. De même, il ne faut pas balayer la maison après le coucher du soleil ; on risquerait de ramasser, avec la poussière, les âmes des morts qui à cette heure-là ont la permission de retourner dans leur ancien logis."

Vous apprendrez également que l'on a davantage de chances d'observer les fantômes en automne ou en hiver (Halloween ...), de préférence entre le crépuscule et l'aube. Qu'un fantôme ne cligne pas des yeux, qu'il peut traverser murs et portes, qu'il ne laisse ni trace, ni empreintes. Que les chiens, et plus encore les chats, détectent sa présence, souvent accompagnée d'une chute de la température de la pièce où il se trouve. Mais qu'il n'impressionne ni les appareils photos ni les magnétophones (l'auteur de mentionne pas les appareils numériques ...).

BONNE LECTURE !

Fantome2