25 mars 2008
Il y a conserve et conserve
Comme je l'écrivais dans mon précent message, cela va faire deux semaines que nous sommes condamnés aux pizzas, plats surgelés et autres conserves pour cause de réfection de notre cuisine.
Oui mais voilà, il y a conserve et conserve ! et puisque c'était Pâques nous avons puisé dans notre stock de délicieuses spécialités de Galice que nous devons à Soledad et nous avons goûté cette fois-ci des "jurelillos en aceite de oliva".
Comme j'ignorais tout de ce poisson jusqu'à son nom même, je suis partie à la pêche (de circonstance) aux informations. Le jurel, très prisé en Espagne et au Portugal, est notre chinchard ou saurel.
C'est un poisson de petite taille assez proche du maquereau, très courant en Méditerranée mais aussi dans l'Atlantique et la Manche.
Sa chair, plus maigre que celle de la sardine, est tout aussi savoureuse.
Quelques chinchards à l'huile, des pommes de terre et du pain de seigle, on peut difficilement faire plus sobre... et plus goûteux ! Merci Soledad !
06 mars 2008
Vigo (Galicia)
Comme l'a écrit Tillou dans son commentaire : "Bretagne et Galice sont liées historiquement par une même influence celte" et c'est bien ce qui m'a frappée en visitant Vigo : l'impression d'une autre Bretagne, tout aussi mystérieuse, mais différente, avec ses figures de pierre ...

ses joueurs de gaíta ...

son architecture particulière ...

ses publicités d'un autre temps ...
Vigo n'en reste pas moins une ville industrielle et un port
(le plus grand port de pêche d'Espagne)
dans tous les restaurants les fruits de mer sont rois
Dans le port justement ...
cette magnifique statue de ... Jules Verne !
édifiée par la ville reconnaissante au grand écrivain de lui avoir consacré un chapitre de "20 000 lieues sous les mers". Celui-ci raconte la visite organisée par le Capitaine Nemo dans les vestiges de la désastreuse bataille navale de Rande qui fit rage au XVIIIe siècle et durant laquelle de nombreux vaisseaux espagnols et français chargés d'or et d'argent furent coulés dans la baie de Vigo par une flotte anglaise et néerlandaise. Il resterait des millions de pièces au fond de la ría. Alors si le coeur vous en dit ...
28 février 2008
Ría de Vigo (Galicia)
Partie de Genève par un froid matin de février, ce qui m'a le plus surprise en arrivant à Vigo, c'est la température de l'air. Le Sud de la Galice (à l'extrême Nord-Ouest de l'Espagne) bénéficie en effet d'un microclimat particulièrement doux.
Je suis passée directement de l'hiver dépouillé de mes préalpes à une douceur toute atlantique. De la neige sur les montagnes aux palmiers et aux orangers ...
Dans une rue de Vigo en février
Jardin à Redondela
On s'habitue très vite à la douceur, aux fruits et aux fleurs !
Puis, sur la route de Vigo à Redondela, m'attendait ceci ...
La ría, relief si particulier de la côte atlantique espagnole, est une vallée fluviale envahie par la mer (dont l'équivalent breton est l'aber). Ce sont ces découpes profondes que l'on voit sur la carte ci-dessous.

Les rías baixas et en particulier celle de Vigo sont d'une grande beauté.
Elles réunissent d'excellentes conditions biologiques et sont réputées pour leurs fruits de mer.
Edito du 29 février 2008 : Soledad (qui vit en Galice) nous précise dans son commentaire que les rías subissent actuellement des agressions urbanistiques et environnementales mais que de nombreuses personnes s'attachent à les défendre. Et qu'en parler aidera leur cause. Dont acte !
Je vous recommande tout particulièrement le site que Manuel Gago (professeur à la faculté des sciences de la communication de Santiago) a réalisé avec ses élèves (merci Soledad de me l'avoir fait connaître car il est remarquable). Le premier reportage est justement consacré à un pêcheur de Redondela, dans la baie de Vigo. Vous pouvez le regarder ici (choisissez la langue, puis la rubrique "sea" ou "mar").
C'était ma première approche de la Galice. J'espère vous avoir donné envie d'en découvrir plus.
























