Yo, Catherine, cincuenta y pico

Juste un peu de moi jour après jour

25 mai 2007

Questionnaire littéraire (suite et fin)

Quatre écrivains que je ne lirai probablement plus

Chateaubriand

C'est la question à laquelle il m'est le plus difficile de répondre. Je lis par plaisir, rarement par obligation, jamais pour satisfaire aux diktats de la mode et j'abandonne la lecture d'un livre qui n'aurait pas su me séduire au bout du premier chapitre. J'ai donc a priori aimé tout ce que j'ai lu. Tout au plus les goûts changent-ils au fil des années. Je peux écrire aujourd'hui que je n'aimerais pas relire les grands romantiques qui ont enflammé mon adolescence comme Chateaubriand et ses Mémoires d'outre-tombe. Leurs élans lyriques ne trouvent plus guère d'écho en moi...

Lac_Bourget_depuis_ChambotteIl en est de même pour Lamartine et son célèbre lac : "O temps suspends ton vol et vous heures propices suspendez votre cours ..." Et pourtant, ces vers fameux me reviennent à l'esprit chaque fois que je me promène au bord du lac du Bourget. Tout romantisme ne serait donc pas mort ...
(photo du Lac du Bourget depuis La Chambotte)

D'accord, il n'y en a pas quatre mais je n'en trouve pas d'autres !

Quatre écrivains que j'emporterais sur une ile déserte

Les_semailles_et_les_moissons_t1

Pas trop déserte quand même hein ? En attendant le passage du prochain voilier, cargo, paquebot ou aéroplane, j'aimerais me plonger dans une de ces sagas qui content la vie, les combats, les réussites et les échecs d'une famille sur plusieurs générations comme les Semailles et les moissons de Henri Troyat.

le_vieux_port_1
Ou encore, dans un tout autre style, la série marseillaise de Yann de l'Ecotais qui nous fait partager la vie de la famille de Porteillan depuis la fin de la Grande Guerre (quand l'étang de Berre était encore un paradis) jusqu'à nos jours.




Les quatre premiers de ma liste de livres à lire (ou relire)

  • Mais tu as tout pour être heureuse de Nicole de Buron, pour sa bonne humeur.

  • De toute urgence de Lorraine Fouchet parce que Nicky de la maison d'Alanic m'a donné envie de le lire.

  • L'exil est mon pays d'Isabelle Alonso pour le thème abordé.

  • La maison aux esprits d'Isabel Allende pour me replonger dans cette truculente saga sud-américaine où les fantômes se mêlent à la vie quotidienne de quatre générations de Trueba.

Les (presque) quatre derniers mots d'un de mes livres préférés

"Florentino Ariza connaissait la réponse depuis cinquante-trois ans, sept mois, onze jours et onze nuits. Toute la vie, dit-il"

C'est de García Márquez et c'est la dernière phrase de l'amour aux temps du choléra.

Merci Gato Azul de m'avoir fait dépoussiérer quelque peu les rayons de ma bibliothèque. J'ai pris beaucoup de plaisir à le faire en votre compagnie. Si celà vous a plu, répondez à votre tour à ce questionnaire totalement livre d'accès et faites m'en part pour que le rat de bibliothèque que je suis puisse aller se promener sur d'autres rayonnages !

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22 mai 2007

Questionnaire littéraire

Les questionnaires qui circulent sur le net sont à l'image des blogs. Il en est des culinaires, des intimistes, des farfelus, des qui font réfléchir, d'autres qui agacent. Il en même un littéraire dont j'ai lu avec plaisir et curiosité les réponses. Gato Azul m'ayant fait entrer dans la ronde, j'ai essayé de retrouver, parmi tous les livres que j'ai pu lire, ceux qui m'ont le plus marquée, le tout placé sous le chiffre 4.

Les 4 livres de mon enfance tout d'abord.

Peter_rabbit_trLe premier livre dont je me souvienne est celui des aventures de Peter Rabbit le petit lapin malicieux de Beatrix Potter. J'en revois les personnages avec émotion, surtout la maman lapin, avec son tablier bleu. Ce livre a malheureusement disparu au cours des déménagements. Il y a fort à parier que je l'offrirai à mon premier petit enfant ...

Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours été le nez dans un livre. J'ai dû lire une bonne partie de la Bibliothèque Rose et tous les Tintins de mon frère. Eux aussi ont disparu et les rééditions n'ont malheureusement pas le même charme.

Le_Grand_MeaulnesPlus tard j'ai plongé avec délice dans le monde du Grand Meaulnes d'Alain Fournier. Cette fête mystérieuse dans un château caché au milieu des étangs et des brumes de la Sologne. Frantz de Galais, Valentine, Yvonne de Galais, le Grand Meaulnes, destins croisés et malheureux, amours impossibles ...

4 écrivains que je lirai et relirai encore

Le colombien Gabriel García Márquez (et plus particulièrement L'amour aux temps du choléra) pour son "réalisme magique".

Benoîte Groult (Les trois quarts du temps, Les vaisseaux du coeur) pour un tout autre réalisme, très féminin celui-là.

Georges Simenon dont chaque roman, avec ou sans le Commissaire Maigret, est une parfaite description et une fine analyse psychologique d'un milieu chaque fois différent.

Ernest_Hemingway

Ernest Hemingway dont je n'ai lu jusqu'à présent que "Pour qui sonne le glas", pour découvrir ses autres romans et le personnage qu'il a été.

J'aime tellement lire que ce choix est forcément trop limité et s'il est valable aujourd'hui, il sera sans doute différent demain. Pour l'heure il est grand temps pour moi d'aller dormir ...  La suite du questionnaire littéraire dans un prochain billet.

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14 novembre 2006

De sabres et de feu

Bande originale du film "Vengo" de Tony Gatlif

Peut-être faut-il chercher du côté de mes racines, profondément ancrées en terre de Savoie, la raison de mon amour pour les horizons sans fin, l'Océan, la pampa, et la fascination qu'exercent sur moi les peuples nomades et plus particulièrement les gitans.

Aussi me suis-je immergée totalement dans le dernier livre de Marc Trillard : "De sabres et de feu", une chronique gitane d'aujourd'hui, dure et désabusée.

de_sabres     de_sabres_verso

"Le tzigane est de partout. Le tzigane serait comme le juif, venu de cent pays avec cent cultures dans ses valises, mais aussitôt qu'il les pose, il se reconnaît parmi les siens, dans la grande famille disséminée mais exclusive qui les rassemble. Sauf que le tzigane a placé devant lui un Dieu plus puissant que celui du juif, celui qui lui montre la route, le dieu de la liberté. Du moins était-ce avant les temps modernes. Les hommes se fatiguent de leurs dieux, semble-t'il, ou vice versa."

"Mais oui, vous pouvez encore les voir sur les marchés et les foires des villages, ces gens, bien doux et bien discrets, bonjour madame, un beau panier pour faire les courses ? Et on achète ou on n'achète pas le panier mais on a certainement reconnu la manouche. Le cuivre, l'osier, la paille, la pierre de la meule. Des métiers obsolètes, qui auraient dû disparaître avec leurs artisans comme le dinandier ou le maréchal-ferrant sont morts de leur belle mort, et dont on se demande comment ils survivent encore de nos jours. C'est l'énigme du tizgane, répond Barto, l'homme à part qui se meut à sa guise entre les époques, avec sa ruse et son entêtement, avec son esprit réfractaire, c'est-à-dire libertaire, si on appelle les choses par leurs noms, et nous les retrouvons ainsi à toquer aux portes des maisons, bonjour madame, des couteaux à aiguiser ? Des ciseaux ? Un sécateur ? Le voyageur rend service, ou bien c'est un parasite qui vit aux crochets de la société, ça dépend du temps qu'il fait, et souvent le temps n'est pas au beau pour lui."

Marc Trillard (De Sabres et de feu, éditions du Cherche Midi)

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01 septembre 2006

Les gens qui aiment les chats

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"Les gens qui aiment les chats évitent les rapports de force. ils répugnent à donner des ordres et craignent ceux qui élèvent la voix, qui osent faire des scandales. Ils rêvent d'un monde tranquille et doux où tous vivraient harmonieusement ensemble. Ils voudraient être ce qu'ils sont sans que personne ne leur reproche rien.

Les gens qui aiment les chats adorent cette indépendance qu'ils ont, car cela garantit leur propre liberté. Ils ne supportent pas les entraves ni pour eux-mêmes ni pour les autres. Ils ont cet orgueil de vouloir être choisis chaque jour par ceux qui les aiment et qui pourraient partir librement, sans porte fermée, sans laisse, sans marchandage. Et rêvent bien sûr que l'amour aille de soi, sans effort, et qu'on ne les quitte jamais. Ils ne veulent pas obtenir les choses par force et voudraient que tout soit donné.

Les gens qui aiment les chats font une confiance parfois excessive à l'intuition. L'instinct prime la réflexion. Ils sont portés vers l'irrationnel, les sciences occultes. Ils mettent au-dessus de tout l'individu et ses dons personnels et sont assez peu enclins à la politique. Les tendances générales, les grands courants, les mouvement d'opinion, les embrasements de foule les laissent aussi circonspects que leur animal devant un plat douteux. Et si leur conviction les pousse à s'engager, une part d'eux-mêmes reste toujours observatrice, prête au repli dans son territoire intime et idéaliste, toujours à la frange, comme leurs compagnons, d'un pacte avec la société et d'un retour vers une vie sauvage dans l'imaginaire.

Les gens qui aiment les chats sont souvent frileux. Ils ont grand besoin d'être consolés. De tout. Ils font semblant d'être adultes et gardent secrètement une envie de ne pas grandir. Ils préservent jalousement leur enfance et s'y réfugient en secret derrière leurs paupières mi-closes, un chat sur les genoux.

Enfin, j'ai cru remarquer que les gens qui aiment les chats étaient souvent ainsi ...

J'aime les chats."

Anny_duperey  Anny Duperey - Les chats de hasard (Seuil 1999)

entrechatsban

Pour les amateurs de chats, un site à visiter : EntreChats

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21 août 2006

Le guide du chasseur de Fantômes

FogonC'était sur une plage de l'Atlantique, alrededor de un fogón (autour d'un feu de camp), tomando mate (buvant du maté). Nous échangions et commentions nos superstitions respectives, en France et en Uruguay. J'appris par exemple que lorsque le ciel s'obscurcit, il faut s'armer d'une paire de ciseaux "para cortar la tormenta" (pour couper l'orage). Et que si on balaye après le coucher du soleil, il ne faut jamais ramasser la poussière. Tous nos amis uruguayens présents connaissaient cette superstition, que leurs mères et grand-mères respectaient encore, mais aucun ne sut me l'expliquer.
(je vous l'accorde, ce n'était pas exactement comme sur l'image. Mais allez donc trouver un fogón sur internet. Diane, ne ris pas aussi fort !)

Je viens d'en découvrir l'explication dans ce livre :

Chasseur_de_fantomes

Le titre peut prêter à sourire mais l'auteur, Edouard Brasey, écrivain et conteur, est un spécialiste du merveilleux et du fantastique et son ouvrage est particulièrement documenté.
Voici ce qu'il écrit sur les fantômes familiers et plus particulièrement les âmes des morts :

"Elles sont associées au moindre détail de la vie quotidienne. Ainsi, dans chaque foyer, on laisse toujours un peu de feu sous la cendre dans la cheminée afin que les défunts, qui ont toujours froid, viennent s'y réchauffer. La flamme est entretenue dans l'âtre par une bûche appelée kef ann Anaon, la bûche des défunts. On laisse aussi à leur intention un seau rempli d'eau afin qu'ils puissent y laver leur âme. De même, il ne faut pas balayer la maison après le coucher du soleil ; on risquerait de ramasser, avec la poussière, les âmes des morts qui à cette heure-là ont la permission de retourner dans leur ancien logis."

Vous apprendrez également que l'on a davantage de chances d'observer les fantômes en automne ou en hiver (Halloween ...), de préférence entre le crépuscule et l'aube. Qu'un fantôme ne cligne pas des yeux, qu'il peut traverser murs et portes, qu'il ne laisse ni trace, ni empreintes. Que les chiens, et plus encore les chats, détectent sa présence, souvent accompagnée d'une chute de la température de la pièce où il se trouve. Mais qu'il n'impressionne ni les appareils photos ni les magnétophones (l'auteur de mentionne pas les appareils numériques ...).

BONNE LECTURE !

Fantome2

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26 juin 2006

Livres

" Une bibliothèque est une chambre d'amis."
Tahar Ben Jelloun

De_sabres_et_de_feu




De sabre et de feu de Marc Trillard

Calou, l'ivre de lecture
critique de Pascale Arguedas
:
ici




Chats_de_hasard

Les chats de hasard de Anny Duperey








guerre_l_gumesLa guerre des légumes de Peter Sheridan

Poignant, d’une irrésistible drôlerie, La Guerre des légumes nous emmène au cœur du quartier des docks de Dublin, où l’on suit avec délices les aventures de Philo, héroïne loufoque et attachante.




Bella_Italia2

Bella Italia de Frances Mayes

Vous trouverez un fort jolie critique de "Sous le soleil de Toscane" et "Bella Italia" de Frances Mayes sur le blog de Patricia "Ma cuisine rouge".





PaulaPaula de Isabel Allende 

Le 8 décembre 1991, Paula, une jeune femme de vingt-neuf ans, atteinte d’une grave maladie, sombre dans le coma. Elle mourra un an plus tard. Pendant les jours de détresse consacrés à la veiller, sa mère – Isabel Allende – entreprend de lui adresser par écrit un long récit : l’histoire des siens.
Avec la même force et la même vérité que les personnages de La Maison aux esprits et d’Eva Luna, surgissent ainsi les protagonistes de son enfance, et ceux, plus lointains, d’une saga familiale inaugurée par ce marin basque qui, au début du siècle dernier, prit pied sur la terre chilienne. Au gré des souvenirs revit le Chili du président Allende, en état de quasi-guerre civile jusqu’à la tragédie de 1973. Puis vient le temps de l’exil et de la création littéraire. Mais à travers le témoignage, l’histoire, la confidence, ce livre nous conte avant tout la lutte désespérée, bouleversante, d’une mère contre le temps qui passe et emporte chaque jour un peu plus son enfant.

Nordeste

Nordeste de Eric Fottorino

Je me souviens des paroles de Waldemar Cuzco, le jour où il nous laissa partir vers l'Europe. Il nous avait prix sur ses genoux, mon frère et moi, et, de sa voix sourde qui nous remuait le ventre, il avait dit : "Au fond de vous, minuscule, dort le Brésil. Plus vous grandirez, plus il grandira. Il bougera. Ca vous tirera de partout. Vous serez comme une femme qui va mettre un enfant au monde. Vous trouverez qu'il fait froid de ce côté-ci de l'Atlantique. Vous aurez envie de fruits secs et sucrés, de ces chants lancinants et tendres qui déchirent nos ciels plus net que les orages. Alors il faudra rentrer." J'avais onze ans et Pacifico huit. Trente années ont passé. Nous n'avons jamais eu froid. Au fond de nous ce n'est pas un pays qui a grandi mais un homme. On n'oublie pas Waldermar Cuzco. Avec lui nous avions fui l'Amazonie sans regarder en arrière. Il connaissait les gestes qui sauvent, comme attacher des lanières tressées, le soir aux troncs rugueux des flamboyants. Jamais nous n'avions goûté au balancement paisible des hamacs. Waldemar Cuzco nous offrit ce que tous les enfants de la terre attendent avant de s'endormir, le bonheur d'être bercés.

Eric Fottorino, journaliste au Monde, est né en 1960. Nordeste est son quatrième roman après Rochelle (Fayard, 1991). Les Ephémères (Stock, 1994) et Coeur d'Afrique (Stock, 1997).

la_chorale_des_maitres_bouchers

La chorale des maîtres bouchers de Louise Erdrich

Présentation de l'éditeur
1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique. Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s'arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d'ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père. Des années 1920 aux années 1950, entre l'Europe et l'Amérique, ce roman à la fois épique et intime retrace le destin d'une famille confrontée au tumulte du monde.

Biographie de l'auteur
Née dans le Dakota en 1954, Louise Erdrich est, avec Sherman Alexie, l'une des grandes voix de la nouvelle littérature indienne d'outre-Atlantique. Si elle écrit, c'est pour réinventer la mémoire déchirée de ces communautés qui, aux confins des Etats-Unis, vivent sur les décombres d'un passé mythique. Mais l'auteur de L'Epouse antilope n'est pas seulement une ravaudeuse de légendes. Elle sait aussi marcher sur les brisées de ses illustres aînés, Faulkner ou Toni Morrison.

Chemins_de_fer   Chemins de fer de Benoît Duteurtre

La cinquantaine séduisante, Florence dirige une agence de communication. Elle a décidé d'organiser sa vie entre Paris et les Vosges, où elle dispose d'une maison perdue dans les bois. Chaque week-end elle se retrouve seule, avec le plaisir de prendre le train qui lui donne l'illusion de se perdre dans un autre temps. Un soir de novembre, alors qu'un taxi la dépose devant chez elle, elle découvre avec horreur un grand réverbère tout neuf, planté à l'embranchement de son chemin. Elle déteste aussitôt cet éclairage cru qui annonce la venue de la modernité dans un paysage jusqu'à présent épargné. Le village, loin d'être à l'abri de cette intrusion brutale du progrès, l'appelle même de ses voeux. Florence sent que le monde lui échappe.

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Une française à New-York de Laurence Haïm

Comment vivre dans une ville, où l’on ne fait que passer ? Comment se loger dans un endroit, sans être millionnaire ? Comment travailler, sans devenir esclave ? Comment faire des rencontres, sur fond de « dating » (cette technique de drague américaine qui exclut le romantisme) ? Autant de questions que Laurence Haïm aborde à travers des exemples, des anecdotes, des histoires piquantes et troublantes, qui illustrent un quotidien décapé des lieux communs, et toujours plus insolite et intriguant que partout ailleurs.
Avec légèreté, lucidité et tendresse, Laurence Haïm nous dit tout ce qu’il faut savoir sur ce monde fascinant qu’est New York. Outre une visite guidée des lieux et une école du regard décalé, ce livre est aussi un kit de survie pour ceux qui veulent vivre le rêve new-yorkais les yeux grands ouverts ; une peinture drôle et aiguisée de l’envers de l’Amérique. Cette Amérique qui n’est plus celle de l’avant-guerre en Irak, et qui risque de préfigurer la France de demain. L’originalité du livre est d’alterner des chapitres courts, fourmillant de traits ironiques ou amusés, qui donnent une image jamais vue de la ville, et qui font ressentir à l’auteur, non sa condition d’étrangère, mais l’étrangeté des uns et des autres, de tout cet univers qui invente les mots de passe à venir.

Le chant des gitans de Fernanda Eberstadt

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