23 novembre 2006
Le royal cadeau de Diane (suite)
Après le Grand Canal, nous nous sommes dirigées vers la partie la plus souriante du domaine de Versailles, le Petit Trianon et le Hameau de la Reine.
Construit à l'origine pour Madame de Pompadour, le Petit Trianon a été offert par Louis XVI à la jeune reine Marie-Antoinette qui n'avait pas même 20 ans. Le 15 août 1774 il lui en remit la clé, sertie de 531 diamants (et on s'étonne ensuite que tout se soit mal terminé pour eux ...)
Son architecture "à la grecque" que nous devons à Gabriel est un chef-d'oeuvre de sobre élégance encore sublimé par le ciel d'Ile-de-France ...
Non loin du Petit Trianon se situe le Pavillon Français où le roi Louis XV, féru de botanique, aimait à classer ses herbiers.
La reine quant à elle préférait se rendre à son petit théâtre en empruntant un corridor de treillage. Quelques années plus tard lui viendra l'idée d'un hameau de style normand, pour jouir des plaisirs de la campagne avec ses enfants dont l'éducation s'inspirait largement des écrits de Jean-Jacques Rousseau.

Escalier de la maison de la reine
Le hameau posséde une ferme, aujourd'hui concédée à la fondation Assistance aux animaux.
Ses nombreux occupants font le bonheur des petits
... et des grands !
J'ai vu Versailles avec les yeux de Diane qui n'a cessé de me répéter, pendant les deux journées que nous avons passées ensemble : vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez, en France, de posséder un tel patrimoine. Buenos Aires sortait à peine de terre que vous en étiez déjà à la Renaissance (je vous rappelle que Diane est d'origine argentine). Merci Diane et au revoir Versailles.

Statue du Pavillon de musique (ou Belvédère)
21 novembre 2006
Le royal cadeau de Diane
Lorsque je suis allée à Paris pour rencontrer Brigitte et Diane, cette dernière (au nom prédestiné) m'a offert non seulement le gîte et le couvert mais aussi ... Versailles ! Ou plus exactement le domaine de chasse du Roi Soleil, aujourd'hui appelé Grand Parc et qui n'était à son époque (1683) que le Petit Parc (1800 hectares tout de même !)
Nous partons à bicyclette dans le petit matin frais de cette belle journée d'automne (vous l'aurez noté : gîte, couvert et bicyclette à disposition. "Lo de Diane" est une adresse ***)
Tout commence ici, à la Porte de Bailly, qui nous permet de franchir le mur d'enceinte. Ca ne vous dirait pas d'habiter la maison du gardien ?
S'ouvre alors devant nous une des nombreuses allées qui quadrillent le parc. Elles étaient à l'origine bordées d'ormes mais, après la maladie qui a décimé cette espèce, ils ont été remplacés par des hêtres et des tilleuls.
Si les pavés pouvaient parler ...
combien d'équipages royaux, de grands de la Cour ont-ils vu passer ?
Alors que nous étions parties avec le soleil et un grand ciel bleu, nous avons vu le brouillard envahir lentement le parc, donnant à notre balade une atmosphère quasi irréelle.
Ceux qui se souviennent du film "Le Grand Meaulnes" (pas le dernier mais celui d'Albicocco en 1967) et de ses paysages solognots, auront une idée de ce que j'ai pu ressentir en découvrant le Grand Canal émergeant peu à peu de la brume.
(Diane a été d'une patience angélique avec moi car lorsque je fais de la photo je ne vois plus le temps passer et je n'hésite pas à prendre des positions pour le moins ... inattendues - à plat ventre pour le Grand Canal par exemple !)
Le brouillard s'est dissipé pendant que nous remontions le Canal jusqu'au bassin d'Apollon pour bifurquer ensuite vers le Hameau de la Reine. Mais ...
... demain sera un autre jour et je poursuivrai le récit de notre royale promenade.
























