12 mai 2008
Feria Tristán Narvaja de Montevideo
Feria Tristán Narvaja
Soledad Felloza, actrice et conteuse d'origine uruguayenne que vous connaissez sans doute si vous avez l'habitude de me rendre visite, nous informe que ce lundi 12 mai 2008, Eduardo Galeano, le grand écrivain uruguayen, sera à Santiago de Compostela.
Il n'en faut pas moins pour ouvrir la porte à la nostalgie, celle de mon petit pays de coeur, l'Uruguay. Aujourd'hui je ne sais pourquoi me reviennent des images d'un lieu magique : la feria Tristán Narvaja.
Voici ce qu'en dit le Petit Futé Uruguay, le meilleur guide de voyage que je connaisse pour cette destination :
"La feria se tient tous les dimanches sur la Tristán Narvaja entre la 18 de Julio et la calle Paz. C'est sans doute une des ferias qui confère le plus à Montevideo son caractère surréaliste, à la fois grande métropole et village-rafistolage. En Uruguay, rien ne se perd et tout se transforme. C'est pour cela que l'on voit des voiture des années 20 qui vous toisent fièrement tout en brinquebalant et en clignant de leurs phares estropiés comme pour vous faire la nique. C'est aussi ce qu'illustre parfaitement la grande ingéniosité des Uruguayens qui avec très peu de moyens, accomplissent des miracles. Mais à Tristán Narvaja, l'ingéniosité va beaucoup plus loin ; c'est ici celle de l'absurde, de l'inutile qui à tout moment pourra servir. On pourra donc être fier d'y acheter un costume de garagiste si taché de cambouis qu'il vous glisse dans les mains ou encore se damner pour un panier percé qui pourra contenir toutes les babioles troquées sur son passage. Ici, une vieille dame vend des plumeaux dégarnis, là une vieille Chevrolet sert de promontoir à un fier coq : ne vous y trompez pas, ses sièges sont rabattables et abritent des aquarelles. Rien dans cette feria ne tourne rond, rien ne sert si ce n'est à plonger le promeneur dans une douce folie. Déambulez, laissez-vous glisser tel un funambule sur le fil de l'irrationnel, laissez-vous bonimenter par des vendeurs qui sont tous des Oliveira en puissance sortis tout droit d'un album de Tintin ; le rêve n'a pas de prix."
Pour vous faire découvrir cet endroit surréaliste, j'ai trouvé un excellent montage photo que ses auteurs ont eu la bonne idée d'associer à une musique de Kusturica. Soyons fous !
Et voici maintenant, plus particulièrement pour mes amis uruguayens, argentins ou espagnols, ce que Eduardo Galeano a écrit sur la feria Tristán Narvaja (je ne m'avance pas à traduire en français un texte de ce grand auteur).
Esplendor del mediodía
" Había peces jamás vistos, plantas de ningún jardín, libros de imposibles librerías.
En la feria de la calle Tristán Narvaja, en Montevideo, había cerros de frutas y calles de flores y habían olores de todos los colores. Había pájaros musiqueros y gente bailandera y había predicadores del cielo y de la tierra, que subidos a un banquito gritaban su mensaje final. Los predicadores del cielo proclamaban que era llegada la hora de la resurrección; los de la tierra anunciaban la hora de la insurrección.
Había quien deambulaba entre los puestos de venta, ofreciendo una gallina, y la llevaba caminando, atada del pescuezo, como perro; y había quien vendía un pingüino que por error había llegado a nuestras playas desde las nieves del sur.
Había largas hileras de zapatos usados, muy gastaditos, con la ñata alzada y la boca abierta. Los zapatos se vendían por pares y también de a uno, zapatos solos para gente de un solo pie. Había lentes usados, llaves usadas, dentaduras usadas. Las dentaduras yacían dentro de un gran tacho de agua. El cliente hundía el brazo, elegía y batía sus mandíbulas: si la dentadura no le venía bien, la devolvía al tacho.
Había ropa para vestir y ropa para desvestir y había condecoraciones de atletas y de generales y había relojes que marcaban la hora que uno quería. Y había amigos y amantes, que uno encontraba sin saber que los había estado buscando.
Fiesta de la memoria, y del próximo domingo al mediodía."
Voici enfin une interview de Galeano, dans un de ces vieux cafés qui font le charme de Montevideo, interview représentative de sa vision personnelle du monde et de sa pensée. Loin, bien loin des clichés touristiques ...
(la suite de ce reportage sur YouTube ICI)
08 mai 2008
Balade botanique de Jo
Si vous aimez les fleurs et que vous ne connaissiez pas encore Jo Tourtit (le jardin de Jo en ... berbère ! corrige-moi Jo si je me trompe), n'hésitez pas à pousser la porte de son jardin extraordinaire.
Au soleil du Sud, c'est une explosion de formes, couleurs et senteurs. Si, si, j'insiste, de senteurs ! Comme moi, je suis sûre que vous ne pourrez vous empêcher d'approcher votre visage de l'écran pour humer le parfum des fleurs.
Un article (entre autres ...) vaut particulièrement le détour, celui du récit d'une balade botanique "à la recherche des plantes comestibles" dans le massif du Touar.
Vous y trouverez non seulement de très nombreuses plantes (de Alium à Valeriana), fort bien photographiées et décrites, mais encore des recettes de cuisine, de beauté et de santé ainsi que des liens vers des sites spécialisés.
Lilas d'Espagne, bourrache, ail et argousier
Jo Tourtit
04 mai 2008
Couleur : rose
Une fois n'est pas coutume, j'ai pu cette année obtenir le pont du 1er mai ce qui a donné à ma journée de vendredi des airs de cadeau. Toutes les heures, du matin au soir : cadeau.
Me lever au chant des oiseaux, prendre le petit déjeuner en regardant passer les hirondelles dans le ciel. Partir tranquillement faire mes courses, passer chez le cordonnier et trouver dans sa petite boutique LA paire de sandales faites pour moi. Cuisiner par plaisir et non par obligation, préparer des légumes du soleil et des desserts roses. Me promener dans une jardinerie en essayant de rester raisonnable alors que tout me fait envie. Fleurir ma terrasse.
Enfin bref, toutes ces petites choses qui font soupirer d'aise et dire, alors qu'on prend l'apéritif sur le balcon au soleil couchant : "elle est pas belle la vie ?"
Illustration en images !
01 mai 2008
Nid des villes et muguet des bois
Au premier étage de mon immeuble, un nid des villes,
papier, plastique et ficelle, mais vrais merles !
Bon 1er mai et tout plein de bonheur pour vous !
27 avril 2008
Samedi nature
Bureau, ménage, cuisine, travaux entrepris dans l'appartement,
parents âgés à accompagner ... j'ai l'impression que le temps, toujours lui,
me joue des tours en faisant passer mes journées à rallonge à un train d'enfer.
Alors ce samedi j'ai décidé : PAUSE !
Parce qu'il faut dire que samedi, ce petit garçon
qui avait alors 10 ans et s'essayait aux travaux de menuiserie
chez son grand-père, ce petit garçon, donc, fêtait ses 29 ans,
qu'il est désormais un homme, que la construction de sa maison va commencer
et que ... et que ... (cherchez sur ce blog le ? pour avoir la réponse !)
et que moi, sa maman, j'ai le coeur plein de bonheur à le voir si heureux.
Alors j'ai mis mes chaussures de randonnée, pris mon bâton
(pas encore de pélerin mais ça viendra peut-être un jour)
et suis partie me promener "dans le Semnoz" comme disent les annéciens,
dans cette forêt du Crêt du Maure que j'ai parcourue dans tous les sens
avec ma mère quand j'étais petite fille puis avec mon fils.
à dix heures du matin nous étions là
le printemps éclatait dans les sous-bois
j'ai humé avec plaisir le parfum sucré de ces petites fleurs
qui rappelle celui du genêt
pour le 1er mai (dans 3 jours) ce sera un peu juste ...
mon mari quant à lui retrouvait ses gestes de géologue
et commençait à prendre des notes pour une étude qu'il aimerait réaliser
sur ce relief si différent de celui de son pays, l'Uruguay
même en forêt on n'échappe pas à la civilisation !
En rentrant chez nous nous avons vu les premières hirondelles
et comme un bonheur n'arrive jamais seul, ce colis "ch'ti" attendait
mon mari dont c'est l'anniversaire dans quelques jours.
A nous la dégustation et merci Julien et Nina !




























