26 août 2008
Tapioca et noix de coco
Les pluies diluviennes du 15 août et la baisse de température qui a suivi ont terni le moral de mon mari qui a tristement décrété que c'en était déjà fini de l'été. Alors à défaut de soleil dans le ciel j'en ai mis dans nos assiettes en empruntant cette recette de flan de tapioca à Elvira du très portugais et particulièrement savoureux blog Tasca da Elvira.
Flan de tapioca à la noix de coco
Voici donc sa recette que j'ai un peu modifiée en ne mettant que 50 g de noix de coco au lieu de 100 g.
Pour un beau flan pour 6 personnes il vous faudra : 1/2 litre de lait, 1/2 tasse de tapioca, 50 g de noix de coco râpée, 2 oeufs (3 s'ils sont petits), 1/2 tasse de sucre, 1/2 boîte de lait condensé sucré, une noix de beurre, du caramel liquide pour le moule (1 tasse = 25 cl).
Faites bouillir le lait et versez-le sur le tapioca. Laissez reposer jusqu'à ce que celui-ci soit bien gonflé.
Mettre une louche de lait au tapioca dans un saladier, les oeufs et la noix de coco râpée. Mélangez au batteur pendant 3 minutes.
Ajoutez le lait restant, le sucre, le lait concentré, la noix de beurre et une pincée de sel. Mélangez au batteur jusqu'à obtention d'une préparation lisse et homogène.
Enduisez un moule à flan de caramel, versez la préparation au tapioca, couvrez avec une feuille d'aluminium et faites cuire au bain-marie à four moyen (180°) environ 1 heure 1/4. Enlevez la feuille d'aluminium au bout de 45 minutes en surveillant bien la dernière demi-heure de cuisson.
Il ne vous reste plus qu'à laisser tiédir votre flan avant de le démouler puis à le déguster très frais. Vous verrez, ça fait revenir le soleil ! La preuve, la météo nous annonce une semaine estivale et aujourd'hui nous avons frôlé les 30°.
04 juin 2008
Tomates Santa Teresa
Ca commence par une recette ...
une de ces recettes toutes simples des jours d'été où l'on n'a pas envie de cuisiner.
Des tomates que l'on vide délicatement et dont on coupe la chair en petits morceaux, du riz cuit, du thon à l'huile d'olive, quelques câpres, des oeufs cuits durs, et selon les resources du frigo, quelques dés de poivron rouge, de la féta.
On mélange le tout, on farcit les tomates que l'on met au frais. On s'offre un petit rosé et quelques olives. On prend son temps, tout son temps, et on repense à Santa Teresa, là-bas, de l'autre côté de l'Océan, 10 000 km plus au Sud ...
Plus tard, c'est promis, je vous raconte Santa Teresa ...
01 avril 2008
Haricots blancs au chorizo
La réfection de notre cuisine est en bonne voie. Le plafond a été blanchi, la vieille tapisserie arrachée et remplacée par un enduit à l'ancienne et une peinture satinée, les éléments déposés, nettoyés puis reposés, les stores en bois défraîchis remplacés par des rideaux en toile bachette. Ouf ! il nous reste encore à peindre les encadrements et les portes et pour ce qui me concerne à trier et ranger tout ce que j'avais sorti des éléments.
Bouba profite du désordre pour explorer ...
... tout en maîtrisant la situation !
Dimanche j'ai cuisiné mon premier plat depuis (trop) longtemps en me laissant tenter par une recette proposée par Barbara sur son fort sympathique blog Cuisine du coeur qui mérite la visite.
Il s'agit d'un cassoulet à la mode espagnole, particulièrement savoureux et facile à réaliser. Sa recette, que je vous laisse découvrir ici, est parfaite, n'y changez rien.
Respectez bien ses conseils de double cuisson, de ne saler les haricots qu'à mi-cuisson (le sel mis dans l'eau en début de cuisson les durcirait), d'ajouter quelques graines de cumin, et vous obtiendrez un plat parfaitement digeste.
Je préciserais seulement qu'il faut juste recouvrir les haricots d'eau pour la deuxième cuisson et pas plus. J'en avais mis trop et mon "cassoulet" est resté un peu liquide.
En fin d'après-midi j'ai quand même mis le nez dehors et suis partie faire un petit tour sur le sentier botanique que nous avons la chance d'avoir à 5 minutes de chez nous.
Je suppose que vous connaissez la réponse ...
Les merles sifflaient à tue-tête
et les fleurs s'épanouissaient au soleil après avoir été recouvertes
par la neige la semaine précédente.
Bonne semaine et à bientôt !
27 décembre 2007
Vous prendrez bien un peu de gélatine ?
Entre deux réveillons je vous offre une touche de légèreté
100 % industria uruguaya !
Il y a un an j'étais en Uruguay et il faisait chaud, très chaud. Dans un petit appartement du centre et malgré les pales du gros ventilateur je supportais mal les 38° qui écrasaient Montevideo.
Nous avons alors acheté à l'almacen du coin (petite épicerie de quartier où l'on trouve de tout à toute heure) des "gelatinas". Pas très tentée de prime abord par ce gel tremblotant d'un beau rouge bien chimique, j'ai rapidement apprécié sa fraîcheur et sa légèreté. A tel point que j'ai rapporté dans ma valise un sachet de préparation "sabor a frutilla" (goût fraise).
La chaleur n'ayant pas été au rendez-vous cet été sous nos latitudes, j'ai oublié ledit sachet au fond de mon placard où je l'ai retrouvé il y a quelques jours. En pleine période de fêtes je viens donc de me lancer dans une rare expérience de préparation de gélatine à la fraise ! Pas très naturelle, je vous l'accorde, mais bien agréable pour une petite pause légèreté.
Diane, por qué te ries así ???
Edito du 30 décembre
Je vois qu'il y a quelques amateurs parmi vous. La prochaine fois je ferai donc un petit effort de présentation. Comme ça par exemple ...
30 novembre 2007
Courge spaghetti
A force de la rencontrer sur les blogs de cuisine,
j'ai eu envie de la tester à mon tour cette fameuse courge spaghetti.
En voici un spécimen prêt pour l'expérience.
Je suis à la lettre les quelques conseils que le producteur a eu la bonté
de joindre à son produit et l'immerge dans l'eau bouillante pour 30 minutes.
Au bout de 25 minutes retentit un explosion, le couvercle tombe de la marmite
et le chat terrorisé part ventre à terre se cacher sous le lit.
La courge s'est fendue !
Je respecte néanmoins le temps de cuisson conseillé
et la laisse cuire encore 5 minutes avant de la sortir de l'eau.
Je crains qu'elle ne se soit remplie d'eau après s'être fendue.
Mais après l'avoir ouverte je m'aperçois qu'il n'en est rien.
Je détache alors délicatement les "spaghettis" avec une fourchette
et les sers simplement avec un peu de beurre.
Le goût est moins prononcé que celui de la courge musquée par exemple,
et cette préparation toute simple lui convient parfaitement.
La texture est originale et agréable.
Expérience réussie et à renouveler !
Edito du 5 décembre pour répondre au commentaire de Sole
Vous trouverez une recette de confiture de "cabellos de ángel" sur La Majuluta, le blog de Marcela, qui vit à Córdoba en Argentine.
Edito du 6 décembre
Marcela tient à préciser que la courge qu'elle utilise pour sa recette, el cayote, est une variété distincte de la courge spaghetti. Si quelqu'un connaît la variété utilisée en Espagne pour faire la confiture de cabellos de ángel, nous sommes preneuses !
technorati tags: courge spaghetti
19 novembre 2007
Soupe de potiron et au Kiri
A peine l'automne s'était-il installé avec ses sompteuses couleurs que le froid est arrivé. Alors que nous ne sommes qu'à mi-novembre, quelques stations ont déjà ouvert leurs premières pistes. Nuit noire quand je sors du bureau, bise (vent du Nord) et températures négatives m'ont donné envie ... d'une bonne soupe !
J'ai retrouvé dans un ancien numéro de ELLE A TABLE une revigorante soupe de potiron au Kiri que je vous recommande.
Soupe de potiron au Kiri
Ingrédients (pour 4 gourmands) :
1,5 kg de potiron, 2 pommes de terre moyenne, 3 carrés de Kiri, de l'huile d'olive, du persil plat, sel, poivre.
- Epluchez et découpez le potiron en gros cubes que vous faites revenir à l'huile d'olive dans une cocotte jusqu'à ce qu'ils soient dorés.
- Versez environ 1 l d'eau de façon à recouvrir tout juste le potiron. Ajoutez les pommes de terre coupées en dés, salez, poivrez et faites cuire 20-25 mn à feu moyen.
- Ajoutez du persil plat et les carrés de Kiri et mixez le tout. Faites réchauffer pour servir très chaud et décorez avec quelques feuilles de persil. Dégustez !
30 octobre 2007
Pâtes fraîches aux pétoncles
En Uruguay d'où mon mari est originaire et plus particulièrement à Montevideo, il est très courant de manger des pâtes le dimanche. Les fábricas de pastas sont nombreuses, ouvertes toute la journée et jusqu'à fort tard dans la nuit. Elles proposent un choix impressionnant de pâtes fraîches, raviolis, cannellonis et autres gnocchis ainsi qu'un assortiment tout aussi impressionnant de sauces pour les accompagner.
Dimanche dernier mon mari a eu envie de tagliatelli alle vongole (aux palourdes). Ce serait malheureux de ne pas trouver de pâtes fraîches en habitant si près de l'Italie mais les palourdes, au bord du lac d'Annecy, c'est une autre histoire.
Je me suis donc rabattue sur une boîte de zamburiñas en salsa marinera (pétoncles sauce marinière) en provenance de Galice.
Ce mollusque est bien différent de la palourde puisqu'il est de la même famille que la coquille Saint-Jacques. Ma sauce n'en a été que meilleure.
Sauce aux pétoncles
1 boîte de pétoncles sauce marinière, 1 boîte de pulpe de tomate, la moitié d'un oignon, 2 gousses d'ail, sel poivre.
Emincez très finement l'ail et l'oignon, faites-les revenir dans un peu d'huile d'olive. Quand ils commencent à dorer, ajoutez la pulpe de tomate, assaisonnez à votre goût et laissez mijoter environ 1/4 d'heure en rajoutant au besoin un peu d'eau pour que la sauce reste bien liquide. Otez du feu et ajoutez les pétoncles avec leur sauce. Mélangez bien. Allez prendre un apéritif avec votre petit mari.
Revenez un peu (beaucoup) plus tard en cuisine, le regard vif et l'humeur guillerette. Faites cuire vos pâtes fraîches al dente et réchauffez votre sauce à feu TRES doux.
Disposez les pâtes dans un plat, versez la sauce par dessus, servez sans plus attendre et dégustez !
Bo proveito !
La prochaine fois je vous parlerai de la Galice et plus particulièrement de Vigo qui compte de nombreuses conserveries de produits de la mer.
16 octobre 2007
Marmelade de coings - dulce de membrillo
Chaque année je reçois un panier de coings et chaque année je me pose la même question : mais que vais-je bien pouvoir en faire ? Il faut dire que le cognassier de ma marraine est bien vieux et que ses fruits sont plus verts que jaunes et tout piqués. Mes expériences précédentes n'ont pas été très heureuses.
Une fois de plus je me suis laissé tenter par une confiture d'un bel orangé translucide : la confiture de coings aux épices ou à la vanille du blog la cuisine de Christiane.
J'ai suivi sa recette à la lettre et respecté les proportions (700 g de sucre pour 1 kilo net de fruits).
J'ai épluché et épépiné mes coings et les ai coupés en petits morceaux. Les ai mis dans une cocotte en fonte en les couvrant à peine d'eau et les ai laissé cuire 30 mn. Puis j'ai ajouté le sucre, 1/2 jus de citron, 1 sachet de sucre vanillé, 1 petit bâton de cannelle, 3 clous de girofle et 1 cuillère à café de gingembre en poudre. J'ai laissé refroidir et reposer toute la nuit.
Le lendemain j'ai remis ma cocotte et son contenu odorant sur le feu, 20 mn, 30 mn, 40 mn ... les morceaux de coings étaient toujours aussi désespérément durs. J'en ai déduit que des fruits verts ne peuvent pas devenir tendres et j'ai tenté le tout pour le tout en passant ma confiture au mixer. J'ai obtenu ...
... une délicieuse marmelade de coings !
Elle est un peu épaisse pour tartiner sur du pain mais elle sera parfaite pour déguster avec du fromage. Les uruguayens appellent ce dessert un Martín Fierro.
Ne me demandez pas comment le plus fameux des gauchos argentins, héros de la grande fresque picaresque de José Hernandez, est arrivé là, personne n'a pu me le dire ! Si vous avez la réponse, je suis preneuse.
06 octobre 2007
Tarte noix et miel
Avec le mois d'octobre reviennent les belles couleurs d'automne, les premiers brouillards matinaux ... et les recettes à base de noix sur les blogs culinaires : sablés, gâteaux, tartes et autres délices de l'écureuil.
Mais au fait, où sont les écureuils de mon enfance ? Je n'en vois plus dans les bois ... En avez-vous encore chez vous ?
J'ai trouvé chez Elvira une délicieuse recette portuguaise de tarte aux noix et au miel. Je l'ai adaptée à ma façon pour utiliser une pâte sablée du commerce. Vous allez voir que la réalisation est assez originale mais je vous garantis le résultat.
Ingrédients : pâte sablée, 15 cl d'eau, 100 g de sucre, 50 g de miel, 100 g de cerneaux de noix réduits en poudre, un zeste de citron râpé, 25 g de farine, 20 g de maïzena, 25 cl de lait, 3 oeufs et 1 jaune.
- Etalez la pâte sablée dans un moule à tarte beurré ou huilé. Piquez le fond à l'aide d'une fourchette.
- La garniture se réalise en deux temps.
- Préparez tout d'abord un sirop en mettant l'eau, le sucre, le miel et la moitié du zeste de citron dans une casserole. Portez à ébullition et faites légèrement réduire en remuant constamment.
- Versez le lait dans une autre casserole. Ajoutez la farine, la maïzena et le reste du zeste de citron. Portez à ébullition et remuez jusqu'à obtention d'une crème épaisse. Retirez du feu.
- Ajoutez le sirop au mélange lait farine, puis les oeufs et enfin les noix en poudre.
- Versez la préparation sur la pâte et mettez à four th. 6-7 pendant une bonne demi-heure en surveillant attentivement les dernières minutes. La pointe d'un couteau plantée dans la garniture doit ressortir sèche. Vous pouvez alors laissez refroidir. Cette tarte est meilleure servie bien fraîche
Bonne dégustation et merci Elvira !
04 août 2007
Tomates farcies viande et riz
Les tomates farcies, un plat d'été s'il en est et de tradition dans ma famille.
Chez mes grands-parents paternels officiait "Nana", pour moi comme une seconde grand-mère. Enfant de l'assistance publique, elle avait été placée très jeune dans de grandes maisons bourgeoises parisiennes où elle avait acquis un remarquable savoir faire en cuisine. D'elles me restent deux précieux souvenirs auxquels je tiens beaucoup : un service à café des années 30 et un livre en première page duquel figurent ces quelques mots, soigneusement tracés à l'encre violette, : "Livre de cuisine appartenant à Mme Marie Boguet - 21 janvier 1931". Ses tomates farcies, qu'elles préparaient avec des restes de viande cuite, étaient incomparables.
Les miennes, sans doutes moins élaborées, sont mieux adaptées à une cuisine moderne et plus rapide. Une fois de plus je remercie Monsieur Picard auquel j'emprunte plusieurs produits pour cette recette. Pas de proportions, c'est au jugé !
Ingrédients : de belles tomates, de la viande hachée Picard (2/3 boeuf, 1/3 porc pour le moelleux), des poivrons en dés (Picard également), du riz précuit, un oeuf, de l'ail pressé, des herbes de provence, du Tabasco, sel et poivre.
Faites lentement décongeler la viande hachée et les dés de poivrons au frigo (la veille au soir c'est mieux).
Précuisez le riz quelques minutes (de préférence un riz à risotto ou à paella, type Arborio ou Calaspara).
Coupez un chapeau sur les tomates, réservez-les. Creusez-les à l'aide d'une cuillère à pamplemousse et mettez la pulpe dans une passoire fine au-dessus d'un bol pour recueillir le jus.
Préparez la farce en mélangeant les deux viandes hachées, les dés de poivrons, un oeuf, le riz précuit et ce que vous aurez pu récupérer de la chair des tomates, coupée en petits dés. Ajoutez à votre goût : de l'ail pressé, des herbes de Provence, du sel, du poivre et quelques gouttes de Tabasco (vous connaissez la petite goutte qui change tout ? je vous recommande son site).
Remplissez vos tomates avec ce mélange, replacez les chapeaux, et mettez-les dans un plat à four avec le jus que vous aurez récupéré dans le bol. Enfournez à four chaud (th. 7-8) pendant 45 minutes, en rajoutant au besoin un peu d'eau chaude en cours de cuisson pour que les tomates restent moelleuses.
Servez avec du riz nature et dégustez.
Au fait, peut-être aurez-vous remarqué sur la photo que le chapeau est à l'envers. Pourquoi donc me direz-vous ? Pour obtenir cela ...
une présentation impeccable. C'est un petit truc efficace trouvé sur le blog de Caroline, l'incontournable Culino-tests.






































